Programme de 13 à 17 avr. 1924



Livret de programme

Source: FelixArchief no. 1968#639

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Notre Vedette: Pearl WHITE

Une scène de Terreur, avec Pearl White.

Nous nous étions fait une fête de la revoir, de saluer d'un acceuil enthousiaste celle qui avec une maestria inégalée, au cours de filrps d’aventures dont elle est l’âme, nous divertit, nous emplit d’angoisse, nous flatte et toujours nous plait; celle dont nous avions gardé le plus précieux souvenir depuis surtout ce bal Murger, où elle vint présenter au public quelques-uns des princes du ciné français; celle qui, sans renier ses origines, et les caractères de sa race, sut plier son talent aux exigences des spectateurs français et remporter maints succès à la scène et à l’écran.

Mais las! un sort contraire en a décidé autrement. Atteint d’uqe broncho-pneumonie du caractère le plus inquiétant, l’héroïne fêtée de tant d’aventures a été transportée à une clinique privée.

Et c’est sous le coup de cette affreuse nouvelle, que nous avons assisté au dernier film de Pearl White: Terreur. Et il était paradoxal de voir, d’assez près semblait-il qu’on eut pu la toucher, la souple silhouette moulée d’un jersey exact, évoluant dans ses exercices d’acrobaties, dans ses jeux sportifs, tandis que là-bas, sur sa couche blanche. Pearl White agonisait peut-être.

Mais n’est-ce point le sort de ces étoiles d’un éclat non pareil, de connaître les plus ardents triomphes, et d’être frappées parfois comme de simples mortels, des hasards contraires. Encore, peut-on espérer que notre vedette saura vaincre la maladie, et animer encore, malgré ses traits pâlis, quelques belles fresques pleines de vie, d’art et d’action.

— » Lorsque, après des mois d'inaction, je vis la possibilité de « tourner » en Europe, je décidai de chercher un scénario français convenant à mon tempérament; il ne me plait point de renoncer encore au genre qui m'est cher, et qui m’a fait apprécier des cinéphiles de partout.

» M. Gérard Bourgeois, auteur du Fils de la Nuit, me lut un de ses récits, et j’en fus captivée. Peu de temps après, des amis de France me fournirent les capitaux nécessaires à la réalisation d’une jolie bande; je parvins à découvrir un studio convenable, et tout marcha à souhait. Pour le choix des artistes, je fus bien heureuse de constater que ma nationalité ne m’aliénait nullement les sympathies, au contraire. Mes collaborateurs devinrent vite d'excellents amis. »

Ainsi parla en teneur Miss Pearl White, lors d’un de ses derniers intervieuws. Et l'on comprendra que nous fussions impatients d’assister à la présentation de son premier film français, proclamé hautement tel.

Or, donc, le moins que l’on puisse dire, c’est que Pearl White a fait preuve d’audace. Sa tentative —- « manière » américaine et collaboration française — mérite d’être encouragée. Peut-être le scénario de Terreur n’a-t-il pas été suffisament travaillé, peut-être le côté intrigue et récit a-t-il


été quelque peu sacrifié aux acrobaties: il est en cette matière des dosages qu’on ne découvre pas, dès le premier essai, mais, la tentative, perfectible de l'avis même de son auteur, a pleinement droit à notre intérêt.

Quoi qu’il en soit, si la collaboration franco-américaine ouvrent de nouveaux champs è l’exportation du film français pourquoi ne nous inspirerions nous pas en Belgique de l’exemple des ciné-matographistes d’outre Quévrain.

Comme le disait très justement le correspondant du Soir, dans un articulet écrit au sortir de la vision de Terreur:

« 11 y a là, pour « ceux de chez nous », des perspectives qui n’ont pas été envisagées encore, mais qui peuvent s’ouvrir, tout à coup à des capitaux intelligents — s’il en est — et quelque peu hardis.

Pearl White et Henri Baudin.

Pourquoi Pearl White — le tout serait de la convertir à l’idée — ne se risquerait-elle pas à tenter ici ce quelle a si bien réussi chez nos voisins? Mais voilà! obtiendrait-elle de nos autorités figées dans leurs règlements les autorisations si larges qu’elle obtint de la préfecture de la Seine? »

11 faut l’espérer, cependant; il sembe qu’enfin les autorités belges commencent à comprendre la nécessité d’encourager l’effort belge en matière de _ ciné. Et mainteifant quel est le hardi pionier qui mettra à exécution l’intelligente suggestion de notre grand confrère.

M, Bourgeois tournant avec Paoli et Pearl White.

Nous avons quitté tout à fait, semble-t-il, le sujet initial du présent « papier ». Mais la talentueuse vedette elle-même, en lisant ces lignes, sera la première à approuver le ton de notre article. Car que sert de redire la grâce juvénile, et pourtant pleine de décision et d’allure, de cette idéale princesse de l’écran? D’autres vedettes ont besoin que leurs créations soient soulignées d’une réclame tapageuse; Pearl White nous semble dédaigner ces artifices. Elle nous excusera donc de ne point insister sur sa vie, sa carrière, ses nombreuses interprétations, connues de tout cinéphile de Belgique et d’ailleurs. Ce qu’il nous plait à dire, ce sont les vœux ardents que font tous nos lecteurs et nous même pour le rétablissement prompt et complet de La Perle, prêtant aujourd'hui son doux éclat aux glorieux lauriers des œuvres cinégraphiques françaises.

MARNIX.

L’AGE DES FOLIES

avec Dori» MAY. Hallam COOLEY. Oti» HARLAN. Arthur HOYT, Lilian WORTH el l'affreux Bull MONTANA

Cecily n'était pas contente d’elle-même, ni des autres d’ailleurs, ainsi qu’il arrive d'ordinaire.

Elle n'était pas contente des autres.

Ni de Gerald, son fiancé, qui, par dépit sans doute, ou peut-être par haine de sa fiancée, car l’amour véritable est frère de la haine, avait un flirt avec la danseuse Flossie Devere.

n’avait pas été sublime. Elle n’avait fait le bonheur d’aucun malheureux. Les théories de son professeur de Vie sublime seraient-elles de vaines utopies? Ou si elle-même ne possédait pas l’&me généreuse d’où s’exhale, comme de la fleur le parfum, l'influence bienfaisante et créatrice de joie?

Elle doutait.

Si rien de nouveau ne survenait pour ranimer en

Ni de Wilbur et de ses amis du Club « Soyez Unis » qui, pendant une soirée au Florid’s théâtre, avaitent causé du scandale et attiré une intervention de la police.

Elle n’était pas contente d'elle-même.

Son apostolat lui paraissait rater jusqu’ici. Elle

elle la flamme vacillante, la flamme allait s'éteindre sous l’éteignoir du scepticisme.

Mais le nouveau survint sous les apparences d’une sonnerie de téléphone.

— Allo’, allo! Miss Cecily.

— C’est moi, oui. A qui ai-je l’honneur...

MICHEL MATTHYS — PIANOS ELCKÊ, de Paria

16, Rue de Stassart, BRUXELLES Téléphone: 153.92 Première marque de réputation unlveraelie


— Oh! Miss Cecily, je suis ce malheureux Hicks que vous avez vu si triste à cette soirée. Sauvez-moi, Cecily, sauvez-moi I

— Vous êtes donc en danger?

— En danger de mort, certes Cecily, je vais me brûler la cervelle si vous ne venez à mon secours immédiatement.

— Attendez. J’accours,

Elle raccrocha le récepteur et en route pour l'appartement de Hicks qui avait préparé une mise en scène de circonstance. La chambre était en désordre. Des papiers déchirés encombraient le plancher, comme si le jeune homme avait voulu, avant de mourir, détruire des papiers importants. Un browning était préparé sur la table. Hicks, plongé dans un fauteuil club, la tête entre les mains, semblait la statue même du désespoir. Ses yeux hagards régardaient dans le vide avec une sorte d'épouvante. Certes, il y avait là quelqu’un à sauver. Cecily ne manquerait pas de trouver en la personne de Hicks, de quoi alimenter son besoin de dévouement, sa flamme d’abnégation.

fille se mit à genoux près du jeune homme.

Elle lui prit les deux mains dans les siennes et, d’une voix qui sonnait faux, parce quelle ne faisait que répéter des phrases de son cours de morale sociale, elle commença un long discours, moitié exhortation, moitié consolation, où s'entendaient des mots berceurs:

— Le but de l’homme est de devenir une puissance pour la justice, celui de la femme est d’apporter la puissance mystérieuse de l’amour.

Hicks, parfois, arrêtait la jolie'prêcheuse:

— I Smour? Voilà précisément ce qui me manque. Si je sentais auprès de moi, liée à moi pour la vie, une âme pareille à la vôtre. Si vous vouliez, Cecily, si vous vouliez...

Benedict Hicks était en train, ma foi, de trahir son ami Gerald. Il était séduit par la grâce de Cecily. Il voulait maintenant travailler pour lui-même et voler la fiancée de son ami. Il y avait bien au fond de son être une voix qui criait:

— Voleur! Bandit! Infâme.

Mais la présence de Cecily était plus forte. La jeune fille elle-même ne se laissait-elle pas aller à son naturel confiant et généreux? Ne s'abandonnait-elle pas inconsciemment à l’attrait de cette passion nouvelle?

Elle allait consentir.

Elle était sur le point de donner sa foi à l’homme qu’elle croyait avoir sauvé de la mort, quand survinrent M. Car;v, et Wilbur et Gerald. Ce fut une explication générale et confuse, où les belles illusions de la jeune fille perdirent quelques plumes.

— C’est une folié, disait M. Carry, qui s’empare de nos jeunes filles américaines. Elles veulent être missionnaires de bonheur. Certes. Elles peuvent et elles doivent apporter le bonheur, puisqu’elles apportent l’amour. Mais celà doit se faire dans l’ordre et dans la mesure.

— Cecily, suppliait Gerald, je comprends. Je

vous ai blessée d’abord en me moquant de vos élans généreux vers une vie de dévouement, ensuite par ma conduite peu digne avec Flossie Devere. Mais songez que je vous aime, Cecily. Depuis un an, nous sommes fiancés. Et votre volonté de retarder notre mariage pour vous consacrer aux malchanceux m’a jeté dans le désespoir. Le plus malchanceux de tous, c’est maintenant moi, Cecily. Pardonnez-moi et réalisons notre bonheur commun par notre union.

Il fallut bien que Cecily se rendît.

Et comme cette fille était toute de premier mouvement:

— Allons, Gerald, dit-elle. Allez chercher l’auto. Nous irons tout de suite chez le pasteur.

Vous vous étonnerez peut-être de cette subite volte (pce et plus encore de cette célérité à traduire en réalités immédiates les souhaits de Gerald.

N'oubliez pas que nous sommes en Amérique.

Et parce que nous sommes en Amérique, ce mariage express n’ira pas sans accroc. Hicks et Flossie qui se trouveront à la minute psychologique chez le pasteur pour essayer d’empêcher le mariage. C’est le sort lui-même qui aura fait oublier à nos deux tourtereaux le permis de mariage. C'est...

A quoi bon vous dire tous les accrocs survenus?

Vous savez bien maintenant que nos deux héros se marieront et que la généreuse Cecily pourra désormais se consacrer à faire le bonheur de son mari. JEAN BLAISE. * Il

Globe-Trotter* par le Ciné

11 n’y pas que les gens riches qui peuvent se permettre de voyager et de faire le tour du monde. Les opérateurs die cinéma sont parmi les plus heureux de la terre qui ont le rare privilège de pouvoir voyager vers les pays les plus lointains non seulement sans bourse délier, mais'en gagnant beaucoup d’argent.

Dernièrement, se sont rencontrés, dans les studios de la Goldwyn, Charles van Enger et John Boyle deux maîtres de l’objectif.

Boyle, qui tourna Esclave de son Désir, tiré du roman de Balzac, La Peau de Chagrin, et adapté à l’écran par E. Gable, vient de rentrer d’un voyage en Australie, aux Iles Samoa, aux Indes néerlandaises et à la Nouvelle-Guinée, où il a tourné une tribu de cannibales effectuant une chasse dans les traditions du pays.

— Malgré que je n’ai pas froid aux yeux, a-t-il déclaré à ses camarades, je vous assure que je ne me sentais pas dans mon assiette au milieu d’hôtes aussi friands de viande... humaine!...

Il retra en Californie par la Chine et le Japon.

Actuellement, Boyle se trouve en Italie, où il tourne Ben-Hur.

Van Enger, lui, qui a tourné avec Sjostrom Name the Man (Nommez l’Homme), n’a pas été si loin. En 1922, il vint en Enrope, pour tourner Le Chrétien pour le compte de la Goldwyn.

Voyager dans ces conditions, par les temps qui courent, est un luxe que ne peuvent s’offrir beaucoup de mortels

... ßü Chevalerie de l’écran: • •

1 I QUELQUES TYPES

Un des rôles des plus difficiles à tenir à l'écran est certainement celui de cow-boy.

Pour interpréter ce rôle, il ne faut pas seulement avoir la vocation artistique, mais aussi une prédisposition physique, car si les premiers plans ne manquent pas dans les films du « Golden West », les clous et les acrobaties n’en sont pas les moindres attraits. Ceux-ci exigent de l’artiste un effort considérable, ceux-là requièrent une santé et des muscles de fer.

Les cow-boys sont tous des athlètes complets, et plus d’un compte à son actif un championnat.

Contrairement à ce que beaucoup de personnes croient, les clous et les acrobaties que les cow-boys interprètent dans leurs films, ne sont nullement du « truqué » et plus d’un de ces artistes s’est déjà blessé en risquant sa vie pour la plus grande gloire de l’écran.

Les « Western s » tournés sont tellement nombreux, qu’il faut réellement qu'ils sortent de l’ordinaire, pour intéresser le public blasé par ce genre de films.

Je m’en voudrais de ne point citer quelques-uns de ces adroits cavaliers que l’on pourrait en quelque sorte considérer comme la chevalerie de l’écran.

William Farnum est le cow-boy romantique, sa création du Serment de l'Orphelin est de loin la meilleure.

Douglas Fairbanks, dont la carrière n’est plus à retracer, a débuté dans des » Western’s »; dans la Poule Mouillée il interprète avec brio le rôle d’un dandy devenu cow-boy.

Joë Hamman, dont on se rappelle — non sans plaisir — les films de la série Arizona Bill, est le meilleur cow-boy que je connaisse et cependant c’est un français; c’est lui qui lutte avec les taureaux. et qui les terrasse par une torsion du cou. Rappelez-vous la mort d’Hubert dans Rouletabille chez les Bohémiens, ce rôle* était tenu par Joë Hamman, n’est-ce pas un chef-d’œuvre du genre? Et il est à espérer que nous reverrons bientôt ce charmant artiste dans un rôle qui lui permettra de donner toute la mesure de ses capacités.

Quoique né en 1890, Art Accord est un vétéran de l'écran, il connut les durs débuts de le Cinématographie à Los Angeles, et ce fut en < doublant » des artistes dans des sauts périlleux qu’il conquit le rang de « star ».

(Voir suite page TO.)

Aiitonio Moreno

Joë Hammen

Buck Jones

William Farnum

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CE QUE NOUS VERRONS SUR L’ÉCRAN:

LUXE ET MISÈRE

Combien est malaisé la tâche du pauvre chroniqueur, entretenant ses lecteurs d’une excellente production, et ne pouvant confirmer ses dires par la présentation de quelques jolies illustrations extraites du film.

Il faudra bien, lecteurs, que vous me croyez sur parole, quand je vous déclare que les photos de cette bande sont d’une netteté parfaite; faites confiance à votre petit « Ciné-Revue » et passez pour cette fois sur la mauvaise présentation de ces pages.

Car « Luxe et Misère » est une production qui vaut qu’on s’y arrête. L’interprétation en a été confiée à d’excellents artistes, fort populaires en Amérique, et'dont plusieurs sont très connus des

cinéphiles d’Europe: cè sont Wessley Barry, Nills Welsch, Ruth Renick, Russel Simpson, Minna D. Redman, Rubard Tucker et Eulalie Jensen.

Le récit lui-même tient en quelques lignes, mais est à l’écran des plus émotifs; le voici.

1 Le jeune Marmaduke Clarke (Wessley Barry), est l’enfant unique de riches parents; if ne rêve que d’aventures et de folies. Un beau soir — un très vilain " plutôt —, un cambrioleur s’introduit ( dans la chambre du jeune homme. Celui-ci interrompant sa lecture, ne trouve rien de mieux que d’indiquer au gredin la place du coffret aux bijoux, ceci à la condition de montrer comment il s’y prend pour facturer le coffre-fort. Marmaduke, cependant, sort pour chercher de la lumière, ét le chevalier de la, pince en profite pour s’éclipser avec quelques valeurs.

Marmaduke ne se le tient pas pour dit. II réussit à découvrir la retraite du trop célèbre Zollani et de sa bande; au milieu de ces escarpes, le jeune

écervelé se trouve si bien qu’il oublie complètement le chemin du logis.

Entretemps, ses parents ont fait annoncer qu’ils allouent une bonne récompense pour celui qui les mettra sur la trace de leur rejeton. Zollani voudrait bien palper la forte somme, mais son lieutenant Dumpbeel ne l’entend pas ainsi. Il assomme aux trois quarts son vénéré chef, le laisse pour mort sur place, et s'éloigne flanqué de Marmaduke; et notre aventureux enfant ne se tient pas de joie, de pouvoir enfin « vivre sa vie Ils vont, Dumpbeel et lui, p'ar routes et chemins; ils vont, lassés et affamés, ils trouvent enfin un gîte à la ferme de Collins; là, finj de rire; arrêtés comme vagabonds, on les fait travailler dur pour mériter une sobre pitance.

Et bien non: l’optimisme de Marmaduke se rit de tout cela. C’est le refrain aux lèvres qu’il fait le ( rude métier de charbonnier. Mais voilà Dumolell qui s’amourache de la jolie Mary Warde, fille

adoptive du fermier, et qui l’entraîne à un bal! Arrivé là, notre escarpe est bel et bien reconnu comme faisant partie de lu bande des cambrioleurs, et l’on veut le faire sortir de lu salle de fêtes; le sheriff intervenant, le coffre comme il sied.

Les parents de Marmaduke sont enfin accourus à la ferme, et supplie leur fils de rentrer au bercail.

Marmaduke, cependant, est tout à la joie et à l’honneur, car il a conscience d'avoir aidé à l’arrestation du dangereux bandit Dumpbell. Mais quel erreur est la sienne: Dumpbeel, est le nom d’emprunt de Talph Counor, qui n’est pas plus cambrioleur que' vous ou moi, puisqu’il porte le titre et remplit à satisfaction parfaite les fonctions de détective, attaché à la police secrète. Et c’est grâce à lui que la bande de Zollani a pu être arrêtée.

Ainsi — à une déconvenue près pour l’amour propre de notre aventureux héros — le film se termine comme il se doit à la joie des bons et à la fureur des méchants. M. K.


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Quelques types de l’Ouest (suite)

Juck Holt débuta par des rôles de « traîtres », actuellement il incarne des personnages plus sympathiques; cet artiste adore son intérieur, il est marié et père de trois enfants. Ses derniers films sont: The Wanderer of the Wasteland, d'après la nouvelle de Zane Grey, lequel a été produit en couleurs naturelles et The Heritage of the Desert, d'après la nöüvelle de Zane Grey, avec Ernest Torrence, Bebe Daniels, James Mason, Noah Beery et Lloyd Hughes, mise en scène d’Irvin Willat.

Dans /.es Pionniers du Far- West, on pourra admirer une silhouette de cow-boy très originale, c'est Cullen Landis qui interprète ce rôle. Cet artiste est marié et père d’une charmante petite fille.

Hoot Gibson est âgé de 27 ans, il prit part à la guerre en servant dans le corps des tanks; il est marié avec Helen Holmes, il débuta dans un cirque avec lequel il voyagea en Australie et en Amérique; son premier film fut un sérial très mouvementé. Hoot âdore faire de la vitesse dans son auto et connaît tous les policiers chargés de réprimer les excès de vitesse...

W.-S. Hart, l'homme aux yeux clairs, se maria avec Winifred Westover mais ne tardu pas à se séparer de sa femme; cependant, la naissance d’un bébé paraît avoir remis les choses au point. Ses deux derniers films sont Wild Bill Hickok et Singer

Jim Mc Kee; le scénario de ce dernier film a été écrit par W.-S. Hart, sa distribution compte Phyllis Haver, Ruth Miller.

La distribution de La Caravane vers T Ouest comporte le nom d’un artiste qui, réellement, a vécu son rôle, il s'agit d’Ernest Torrence, qui interprétait le rôle de Bill Hachson; cet interprète est .un artiste dans toute l'acception du mot, et le type de cowboy qu’il a buriné dans The Covered Waggon est inédit. Il reparaîtra dans Magnolia, mis en scène par J. Cruce avec Mary Astor, Cullen Landis, Phyllis Haver et Noah Beery. .

Tom Mix est né avec le désir de l'aventure; déjà lorsqu’il était petit, il observait la façon dont les cow-boys au service de son père montaient à cheval. Tom peut être appelé le cow-boy < express »; ses films sont au cinéma ce qu’est le style télégraphique à la littérature. Un de ses derniers films. Son Type est très original et présente la particularité de ne pas se terminer par le mariage d; héros uvec l'héroïne. Tom Mix tourne actuellemen dans Mixed Manners avec Claire Adams.

Lester Cunéo, Warren Kerrigan, Ch'. Ogle, Irving Cummings, Frank Mayo, House Peters, W.-Mc Donald, Harry Carrey, Jack Hoxie, Fr. Farnum appartiennent également a la vaillante phalange des cow-boys, qui font tout leur possible pour faire respecter et porter haut la bannière de l'écran.

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La question de l’accompagnement musical du tif; comme l’indique l’analyse bergsonnienne elle

cinéma préoccupe les esprits; elle a fait l’objet prépare, elle crée l’atmosphère.

d'enquêtes — peu concluantes en raison dé la Mais au profit de qui? En général (T) cette prise diversité des points de vue auxquels se sont placés de possession préalable des sens par l’effet du

les auteurs de réponses — et d'articles parmi les- rythme annoncé met en valeur une mélodie. Au

quels nous citerons ceux, fort judicieux, de.M. René cinéma, cet accompagnement annonce une image.

Jeanne. Elle est redevenue actuelle depuis que. Si l'image et la mélodie arrivent en même temps,

pour soutenir un film retentissant, un chef d’or- si le violon et l’écran se disputent notre attention,

ils se nuisent. (Quand naguère, à Marivaux, s'y joignait le profil à la Bume Jones de la violoniste, que pouvait-on faire contre trois?)

Il faut donc le proclamer avec M. Jean Epstéin: Un orchestre de ciné ne doit pas prétendre à des elfets. Qu'il fournisse un rythme et de préférence monotone.

Le problème, musicalement n'est pas nouveau. Il est au moins deux genres de compositions où l’accompagnement annonce autre chose qu'une mélodie.

La musique de ballet a pour devoir de soutenir la danse (ce qui indique combien il y a erreur à porter sur la scène, à la russe, des œuvres symphoniques autonomes).

La musique de scène est destinée à envellopper une déclamation parlée; le genre est difficile, voisin de l’accompagnement du cinéma par le caractère hétérogène des deux moyens d’expression. Le chef-d’œuvre en est peut-être le Manfred de Schumann; L'évocation d'Aslarté me paraît un bon modèle à imiter pour les musiciens de l’écran.

A dire vrai, les questions d’esthétique pure, les

(1) Plus généralement encore qu’on ne croit, et les œuvres les plus polyphoniques sont assujetties à cette esthétique de l’accompagnement. Dans un prélude de choral de Bach, c’est simplement par un raffinement d'art que l’accompagnement rythmique est fait des éléments, préformés ou déformés, du chant dominateur.

:tre que l'on pouvait croire mieux inspiré a ressuscité le genre « bruits de scène ».

Sur l’action même de la musique des choses fort justes ont été dites par M. Bergson — si justes que je fus étonné, m’entretenant avec lui de cette question, voici bientôt trente ans, de l’entendre dire qu’il n’était pas musicien. Le passage des Données immédiates de la conscience auquel je fais allusion est connu; je le cite néanmoins:

« En ce plaçant à ce point de vue, on s’apercevra, croyons-nous, que l'objet de l'art est d’endormir les puissances actives ou plutôt résistantes de notre personnalité, et de nous amener ainsi à un état de docilité parfaite où nous réalisons l’idée qu'on nous suggère, où nous sympathisons avec le sentiment exprimé... Ainsi en musique, le rythme et la mesure suspendent la circulation normale de nos sentiments et de nos idées en faisant osciller notre attention entre des points fixes et s’emparent de nous avec une telle force que l’imitation, même infiniment discrète, d’une voix qui gémit suffit à im-'s remplir d’une tristesse extrême ».

\ rapprocher d’une remarque de M. Jean Epstein: La musique même dont on a T habitude n'est qu'un surcroît d'anesthésie de ce qui n'est pas occu/aire. Elle nous délivre de nos oreilles comme la pastille Valda nous délivre de notre palais. Mais la musique n’a pas que le rôle néga-

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12 « règles du genre » n’ont été examinées qu’accessoirement. On a surtout discuté l'opportunité de faire composer pour chaque film une adaptation musicale spéciale.

La difficulté — dont pe sonne n’a trouvé la solution — c’est que cinéaste et musicien poursuivent des objectifs différents. L’un travaille pour l'espace; il rêve d'être vu, huit jours tout au plus, dans chacune des villes de l’univers; l’autre pour le temps: il souhaite que sa partition, restreinte forcément à un nombre limité d’orchestre, soit reprise souvent et longtemps.

Entre ces deux désirs, l'union est impossible; le divorce est inévitable; rien n’empêchera le compositeur de faire sortir sa musique de ces limbes où rentrent au bout de quelques semaines, les films les meilleurs.

La mort même de Séverin-Mars n’a pu persuader des directeurs de reprendre La Dixième symphonie'; mais l’accompagnement musical en a reparu; on l’entend partout, à tout bout de chatnp, au- point que lorsqu’on le réentendra avec le film il donnera l’impression de déjà connu qu’Un accompagnement spécial est précisément destiné à éviter.

Et puis, entre nous, est-il utile de prêter une vie, une originalité artificielles à tant de cinédra-mes ou comédies médiocres, pauvres répétitions d'effets connus, en les enveloppant de belle musique? Et si c’est pour en créer de mauvaise, il y en a déjà tant: autant celle que l'on connaît?

Sans doute, il est séduisant de susciter une atmosphère rare et personnelle autour d’un film de valeur: mais est-ce indispensable? Je n’ài pas trouvé qu’£V Dorado gagnât beaucoup à son accompagnement spécial; la musique de scène, composée pour la circonstance, de Y Atlantide drame, ne valait pas celle, adaptée, de Y Atlantide film. Qui se souvient de la manière dont étaient accompagnés les Quatre Diables? Lors de la présentation de Y Inexorable, une partition bien choisie, mais qui ne comportait aucune révélation a suffi à créer l’atmosphère. En sens inverse, on n’a pas oublié l’improvisation dont M. Jean Wiéner entoura Fièvre; mais cette solution, à mon sentiment très désirable, de l’improvisation est toute différente de celle de l’accompagnement spécial.

Cette dernière question est étroitement liée à celles des salles spécialisées du répertoire de l’écran, de la reprise des chefs-d'œuvre classiques, de l’éducation du public, etc. C’est dire que nous ne sommes pas prêt de la voir aboutir.

LIONEL LANDRY.

L’adaptation de l’adaption

Un metteur en scène britannique va adapter à l’écran une pièce ayant obtenu un grand succès théâtral à Londres et qui est elle-même tirée du Décameron de Boccace. Les prises de vues seront effectuées en Angleterre eten Italie

Douglas Fairbanks J» luttant avec Kala Pasha dans un film Paramount.

Deux Photos inédites

Léatric Joy et l'enfant de sa mè~mère.

Une intervieuw intéressante

Bristol.-

Soleil prématuré de janvier.

Avenue Louise aux perspectives aristocratiques et aux ax'bres élégants.

Bristol — un bar angolais du West-End. Là, Jules Raucourt est seul dans une pénombre qui nous rappelle les tableaux de Durer.

Nous entrons.

Et nous voici devant deux « black and white ».

Elancé, svelte, poitrine large, membres longs, mains fines, Jules Raucourt est élégant comme Hérault de Séchelles, Brumell, ou Baudelaire à vingt ans. Feutre verdâtre, rabattant

Jules Raucourt.

ses ailes sur le front, col ’dont les deux triangles modem le gilet, cravate aux arabesques rouges et vertes, pantalon au pli parfait, guêtres, chaussures vernies, canne à pommeau d’ivoire sculpté...

Le visage de cet artiste, qui honore la cinématographie belge, reflète des expressions multiples. Nez droit, lèvres sanglantes, menton carré indiquant la puissance et la volonté, les yeux noirs brillent dans J’ombre et ne veulent se détacher des nôtres.

Vous voilà, ami, nous dit-il, exact, au rendez-vous!

— L’exactitude est la politesse des rois, dit un Vieil adage dont j’ai adopté le juste principe.

— Qu’allez-vous dire de moi aux lecteurs de « Ciné-Revue »?

, — Tout le bien que je pense de vous!

— Trop aimable!

— Et je serai en dessous de la vérité!

Conversation à bâtons rompus.

— Mon vœu le plus cher, vous le connaissez: une production cinématographique belge. Il est grand temps que les écrans du monde entier reçoivent à leur tour un peu de nos sentiments, une parcelle de notre âme, et admirent nos artistes de race, des cinémaitogra-phistes surtout; nous possédons de merveilleux acteurs, Eve Francis, la belle interprète de: « Eldorado », « Fièvre », « La Femme de Nulle part ». - - Mathot, ce Liégeois, dont chaque interprétation est bien, conçue. Jacques Fayder, l’extraordinaire metteur en scène de 1’« Atlantide », « Crainquebille » et tout dernièrement de « Visages d’enfants »...

— Et vous, mon cher Raucourt! Vous dont l’activité cinématographique ne peut être passée sous silence, mais racontez-nous l’histoire de vos débuts?

Raucourt fait un geste vers le barman, les verres se remplissent du br.euvage coloré,

— En 1914. je me trouvais à Bruxelles. La guerre déclarée, je«fus mobilisé et je rejoignis mon régiment. Je fis une partie de là campagne. Blessé et envoyé en Angleterre durant de longs mois, je restai à l'ombre des grands lits d’un hôpital parmi les malheureux mutilés et les vapeurs de l’éther.

En 1917, je débarque à New-York, et bientôt je débute dans « The Outcast » pour l’Empire-Mutual. Ensuite, je passe à La Famous Players Paramount où je deviens l’interprète favori du metteur en scène français Maurice Tourneur. Je tourne « La Tosca » (Mario) aux côtés de Pauline Frédérick. «At First Sight» (Ralph) avec Mae Murray; « Prunella », fantaisie en images, curieuse à divers points de vue, par ses décors et sa mise en scène ultra-modernes. Dans l’ensemble, expression cinégraphique vraimeni étrange, entièrement neuve. Existe-t-il une parenté entre « Prunella » et « Cali-gari »? I/e premier film est tourné trois ans avant l’autre.

— A Bruxelles, Paris et Londres, «Caligari» a engendré des polémiques nombreuses. Les principaux critiques des quotidiens et des organes corporatifs se sont querellés.

— A notre avis, « Caligari » provoqua une révolution dans l’art pictural appliqué au cinématographe, mais il n’a rencontré auprès du public qu’un, certain succès de curiosité.

— Votre avis est le mien; cependant, rien de pareil pour « Prunella »; dès la première représentation, la presse new-yorkaise le consacra super-production, et partout où 11 fut projeté, il connut le triomphe...

— Entretemps, la Metro Picture m’engagea


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— Pourquoi avez-vous quitté les Etats-Unis?

— Après l’armistice, j'eus hâte de revenir à Bruxelles afin d’embrasser mes parents dont j'étais sans nouvelle depuis cinq ans.

— Et c’est ainsi que je vous vis à la Belga Films, créer le rôle de Gustave dans « Le Gentilhomme Pauvre », d’après l’œuvre de Henri Conscience, direction Armand Itu Plessy.

— Aussitôt ce film terminé, je partis pour Paris. Mme Germaine Dulac me fait tourner dans « La Cigarette ». En février 1921, je créais un mémodrame, « L’Ombré Rouge », aux côtés du célèbre Séverin. En 1922 j’étais le journaliste de la « Garçonne », Max de Laume...

— Et depuis « La Garçonne », avez-vous encore tourné?

— Oui, « Old Chap » (Raucourt parle correctement l’anglais) et je vous convie demain à la vision de « Frou-Frou », au Trianon Aubert Palace... vous savez... Frou-Frou de Meilhac et Halévy...

— Mise en scène de...

— Guy Du Fresnay, mais en dernière heure, il a refusé de signer son film.

__ Ah! Ah! Et quels sont les noms de vos

camarades?

— Gina Pale.rme. Frou-Frou.

— Suzanne Talba. sa sœur.

— André Dubosc, le père.

— Et vous-même?

— Henri de Sartorys. ,

— Henri de Sartorys... c’est écrit... (

— A la vôtre!

Les verres tintent. Jules Raucourt se lève.

— Onze heures et demie, je vous laisse; surtout n’oubliez pas... demain... Trianon Aubert...

Le lendemain, j’ai assisté à la première vision en Belgique de « Frou-Frou », et je dois dire en toute impartialité que Raucourt s’est révélé artiste de premier ordre, et qu’il est sorti indemne d’une rude épreuve.

En effet, le rôle du diplomate pondéré n’était pas tout à fait celui qui convenait à son tempérament. Mais il a su, grâce à des qualités acquises par une longue expérience, silhouetter un personnage de bonne aristocratie.

Raucourt fait peu de gestes, toute son émotion concentrée se reflète dans une attitude, dans un œil penseur.

Son masque est expressif, un sourire léger peut devenir aussitôt un rictus sinistre; il sait être calme et doux, félin et brutal. Son corps d’athlète dominant les autres protagonistes, nous eûmes l'impression qu’il écrasait de toute sa personne le cadre d'un écran trop étroit.

Jules Raucourt, une fois de plus, a montré que l’art cinématographique possède en lui un de ses meilleurs éléments, et aussi, car Jules Raucourt écrit, un de ses meilleurs défenseurs. Maurice WTDY.

Leur Idéal Féminin

« La nature savait certainement ce qu’elle faisait quand elle doua chacun d’entre nous autres hommes d’un jugement, d’un goût particulier dans l’appréciation de la beauté et des qualités de la .-femme, de telle sorte que celle que certains aimeront indifférera ou même répugnera à d’autres, et v vice-versa ».

Il ne vit pas, en vérité, l’homme normal qui n’est pas capable d’apprécier les femmes les plus dissemblables, même s’il se sent attiré ulus particulièrement par le! ou tel type bien ( 'fini.

» Chacun sait que nos goûts changent avec le temps et surtout avec les expériences faites. Quoi qu’il en soit, il nous arrive souvent de voir un géant en adoration devant une Tana-gra vivante.; le contraire se produit avec la même fréquence. Des brunes aiment des blonds, des bruns aiment des rousses, etc... 11 semble n’y «voit aucune loi aux goûts de l’homme en dépit de la loi darwinienne bien connue de la « sélection naturelle ».

» Four ma part, bien que je me considère comme un peu « vieux jeu ». j’aime chez la femme celte versatilité, ce changement qui déroute mais qui relient. Pour moi j’estime le •cœur, l'affection à un prix beaucoup plus élevé que tout autre attrait, si séduisant soit-il. Physiquement je puis dire que je me sens par-

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ticulièrement attiré par la. femme aux.cheveux lï châtains, aux yeux bleus ou marrons, de taille et de poids moyens, qui parle assez souvent, mais pas trop, et d’intelligence et d’imagination moyennes.

» Voilà pour moi, quel est l’idéal féminin.

» N’empêche, d’ailleurs, que, sans doute en raison de la loi énoncée par Darwin, je suis toujours porté, lorsque pour un film j’ai à choisir une partenaire, à fixer mon choix sur une jeune personne de type exactement opposé.

» Paradoxal? Evidemment... Mais n’est-ce pas exactement ià ce que sont toutes les femmes? » Tom MIX.

« Un jour ensoleillé de Tn 1917 j’ai rencontré cet « idéal féminin ». New-York, était alors dans toute la pompe et tout l’affairement d’une grande cérémonie et la Cinquième avenue était bondée de spectateurs attentifs. Les Etats-Unis étaient depuis quelques mois en guerre mais n’y avaient pas encore pris une part active. Le porte-monnaie américain avait fait ce qu’on pouvait, souhaiter de lui, après les premières ruines en Belgique; mais le coeur américain n’avait pas été réellement atteint. 11 allait être donné à cette splendide femme de le faire.

» Parmi la double rangée de foule immense, dans le son de l’hymne national, tout au long de l’avenue parut l’immense file blanche des femmes avançant rythmiquement et par ordre .Durant de longs instants on les vit passer devant la tribune centrale, la lueur de la résolution et du sacrifice dans le regard. La pensée me vint alors que, d'aussi près que possible, cette femme américaine portant l’emblème de la' Croix-Rouge approchait de mon idéal féminin. » Douglas FAIRBANKS.

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«SIX HEURES»

Jacqueline Chambry a cté élevée très librement par son père Victor Chambry, auteur célèbre, qui pose que chacun a droit de disposer librement de sa vie. La jeune fille s’occupe librement de peinture, sous la direction du peintre Pierre Niorot, qui également voit très largement. Victor Chambry travaille avec acharnement à un grand roman, étude sur la jeune fille moderne. Les éditeurs hésitent malgré le nom de l’auteur; mais leur représentant Jacques Mazion, amoureux de Jacqueline, y pousse beaucoup au contraire. Ce jour-là Mazion a profité d’une réception chez Chambry pour faire la. gour à .Tacuueline, et celle-ci, en le raccompagnant à la gare, le voit disparaître avec une inconnue.

Jacqueline a quitté la maison paternelle et se réfugie chez un ami, riche banquier sans scrupules, nommé Chabraham. Celui-ci profite du désarroi et accompagne Tacqueline dans le monde de la Noce.

La jeune fille y fait une étude du inonde galant et y rencontre son ex-fiancé avec sa maîtresse. Ecœurée par le spectacle, elle quitte à l’aube le temple de la débauche, et en rentrant chez elle fait une étude comparative entre le monde uu’elle quitte et la foule des ouvriers qui se rendent au travail. Elle songe: d’un côté le plaisir... avec ses orgies, de l’autre le travail avec son repas moral.

ChaEreham relance Tacqueline; mais elle désire se frayer un chemin uniquement par son labeur. Tl lui renrendra une maison de couture et elle payera des traites échelonnées. Toute l’affaire est faite sous les conseils d’un agent d’affaires véreux: Parlât, nui s’arrangera pour que l’affaire tombe et nue Tacuueline, acculée, fasse la chute. Chabraham sera là cour la recevoir. Tout se nasse ainsi que l’ont nrévu les doux complices, lorsque l’intervention de Noirot déjoue leurs plans.

Jacqueline a réagi; elle a pris comme associée Loulou, la maîtresse de Mazion, son ancien fiancé. Une fête a lieu pour fêter l’heureux retour à la fortune et son père assiste incognito au triomphe de sa fille. Mazion fait la paix fraternellement avec Tacqueline et Noirot, très amoureux, assiste de loin à cette scène, comprend mal le sentiment qui anime les anciens fiancés, s’enfuit. Victor Cham-b,ry a sorti son livre, mais ce n’est plus la jeune fille qu’il avait conçue qu’il dépeint, c’est l’âme de son enfant, de la jeune fille moderne, énergique, fière, vraiment femme. Cependant, Tacqueline apprend le motif de la disparition de Noirot; elle le cherche, et, à la même gare où mourut son amour, elle retrouve Noirot. Tandis que la vieille horloge égrène ses notes légères,, gaies... Carillon de bonheur, de l’amour, de la vie qui renaît...

» 1. La Chasse du jeune Henri

Méhul

2. ISourg la liresse

(voyage)

3. Dédé mari modèle

(Comique)

4. Chanson joyeuse....P. Wachs

5 Rio Jim tient parole

di aine avec W. S. Hart

grande comédie dramatique interprétée par M<4le Andrée Brabant

1. Jacht van den jongen Hendrik

2. lSourg la Hresse

Méhul

dé model-echtgenoot

(Klucht)

4. Vroolijk lied . .

. P. Wachs V

Rio J m houdt woord

drama met W. S Hart

5 ereWa\\\\eerà

groot dramatisch toöneelspel vertolk door MeJ Andrée Brabant

Semaine prochaine deux films à grand succès

WALLACE REID

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comédie sportive

NEAL HART

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La loi Indienne

grand drame d’aventures

à partir du 27 avril

dans une œuvre remplie d’émotion et de sentiment

Frou--Frou

tirée de la célèbre pièce de MEILHAC et HALÉVY

Gerehabiliteerd

Victor Chambry, een beroemde letterkundige, die zijn talent steeds ten dienst stelde van vooruitstrevende ideeën, woont met zijn dochter Marguerite, die van het leven een heel moderne opvatting heeft, gediend door haar uitbundige jeugd.

Voor het oogenblik werkt de meester aan een groot roman, van gew’aagde tendenz, waarmede Jacques Mazion dweept, maar terzelfdertijd aan Marguerite niet onverschillig is. Een toeval brengt haar een bittere ontgoocheling: zij ziet Jacques een andere vervoegen die hem afwachtte. Na een hevige woordenwisseling met haar vader verklaart Marguerite dat zij zich aan alle gezag wil onttrekken. Zij brengt een bezoek aan den bankier Chabraham, wien zij een aanzienlijke geldbelegging vraagt om een groot modehuis over te nemen. Chabraham, verliefd, stemt toe. Intusschen voert hij haar mee naar de nachtbars en leert haar het schilterend-factice, klatcrgcuden groot-leven kennen. Marguerite walgt ervan en verklaart den bankier dat zij niet zijn maîtresse wil zijn, maar dat zij wil werken. De bankier buigt voor haar wil, met de geheime gedachte dat haar handeTszaak een tegenvaller zijn zal, dat zij niet zal kunnen betalen en alzoo wel verplicht te zijn, zijn wünschen té voldoen. Zij wordt uit deze lage doeningen gered door een jong schilder die haar sinds lang bemint en dien zij huwen zal.

Van zijn kant heeft Margerite’s vader het ten-denzieuse boek vernietigd en, denkend aan zijn dochter, een ander geschreven waarin hij verheerlijkt het moderne jonge meisje dat zich, door den arbeid, vrij maakt.

Imprimerie du Centre.

Rempart Kipdorp, Anvers